Notre compétition met à l’honneur des courts métrages audacieux qui repoussent les frontières du récit, avec une attention particulière pour les formes hybrides : docufiction, réalisme absurde, récits mêlant humour et ironie, comme en témoignait déjà le film gagnant de la dernière édition. Sur les plus de 800 courts reçus, français et internationaux, 28 films ont été présélectionnés.
Neuf membres composent ensuite le jury officiel: parmi lesquels les cinéastes Manuel Maria Perrone (Italo-Suisse), Claudia Mollesse (Italienne), Fanny Metz (Française), Rochele Zandavalli (Italo-Brésilienne), Fernando Alves Pinto (comédien brésilien), Anne Moyon (journaliste cinéphile), Gabriel Barbaise (musicien-compositeur), Joao Monteiro (monteur brésilien) et Edie Blachard (autrice-réalisatrice française); qui ont réduit la sélection à 18 films ici présentés avant d’attribuer:
-Grand prix du meilleur film français
–Grand prix du meilleur film étranger
-Prix de la meilleure musique
-Prix du meilleur comédien

THE SPECTACLE
Bálint Kenyeres (2025) France/Hongrie (17 min)
Fiction
Un jeune garçon rom est choisi pour un reportage télévisé après que la rumeur se soit répandue sur son don inhabituel. A mesure que les attentes grandissent, son talent discret se heurte au regard intrusif des médias. Ce qui suit est un lent effritement – pour. lui, et pour ceux qui l’entourent.
À retrouver le 12 juin au cinéma Jean Racine à 18h

Smells Like Kids’ Spirit
Aude Pépin (2025) France (19 min)
Fiction
L’été de Rita bascule quand Brooks, un musicien américain, séjourne dans le ranch où elle vit seule avec sa mère. Ancien amant de cette dernière, il ravive leur amour sous le regard de l’enfant en quête d’un père. Une fascination troublante nait, où se mêlent premiers émois et mystères des adultes.
À retrouver le 12 juin au cinéma Jean Racine à 18h

مردآزما (MARDAZMA)
Amir Masoud Soheili (2025) Iran (15 min)
Fiction
Pendant la fragile période démocratique de l’Afghanistan – où voter était à la fois un droit et un risque – deux Talibans se voient assigner le transport d’un groupe de citoyens arrêtés pour le seul crime d’avoir participé aux élections présidentielles. Avec les doigts des prisonniers encore teintés d’encre, un symbole de défiance de d’espoir, les soldats s’éloignent de la route principale afin d’éviter les patrouilles du gouvernement et des troupes internationales. Ils empruntent une route isolée, inconscients que ce détour va les mener au-delà du monde physique.
À retrouver le 12 juin au cinéma Jean Racine à 18h

LES BOUCLEURS (LOOPERS)
Mickaël Delalande (2025) France (5 min)
Documentaire expérimental
Les Marcheurs de l’Ordre avancent en ligne droite, effaçant toute singularité. Face à eux, les Boucleurs du Cercle défient cette rigueur en dansant et tournoyant. Pour l’Ordre, ils sont une menace à éradiquer. Mais le Cercle s’étend, infuse les corps et la marche contrainte devient une farandole révolutionnaire.
À retrouver le 12 juin au cinéma Jean Racine à 18h

A MENINA E O POTE
Valentina Homem (2024) Brésil (12 min)
Animation expérimentale
Dans un monde dystopique, la Fille casse son pot en céramique qui contient un secret. Une fois le pot cassé, un portail s’ouvre vers un monde parallèle et la Fille découvre un endroit de transformation dans lequel la création d’un nouveau monde est enfin possible.
À retrouver le 12 juin au cinéma Jean Racine à 18h

Saltar
Lia Lugilde (2025) Espagne (19 min)
Documentaire
Parfois, sauter signifie être engloutie: par le vide, par l’eau, par un champ de terre humide, par la gueule de pierre d’une falaise.
Ce n’est pas le climat, ce n’est pas la lumière.
Qu’y a-t-il derrière chaque saut?
A partir du dernier saut – le saut définitif de la vie vers la mort – le film revient au premier: le geste le plus physique, l’impulsion.
À retrouver le 12 juin au cinéma Jean Racine à 18h

MURMUR
Irene Dionisio (2025) Italie (6 min)
Expérimental
Où es-tu? Léger, drôle et épique. Si l’horizon n’était pas si proche, quel brise suivrais-tu? C’est un désir qui t’élève, une douleur qui te pousse, une folie qui te tire vers le bas. Où vas-tu maintenant? Le vent comme des notes marginales murmure et applaudit. Ce souffle est un soupir à l’unisson.
À retrouver le 13 juin au cinéma Jean Racine à 18h

Я и мой брат Леша (My Brother Lyosha and I)
Lena Tronina (2025) Kazakhstan (15 min)
Fiction
Rudny, dans le nord du Kazakhstan. Milieu des années 1990. C’est une journée comme les autres pour un frère et une sœur… jusqu’à ce que tout bascule. Dans un foyer où la violence est cyclique, les deux enfants évoluent entre le silence, le chaos et leur relation. Parviendront-ils à se libérer des schémas dont ils ont hérité ou est-il déjà trop tard ?
À retrouver le 13 juin au cinéma Jean Racine à 18h

La Plus belle fille du Havre
Mathilde Aplincourt (2025) France (19 min)
Fiction
Au milieu de la zone portuaire du Havre, entre les gens qui partent et les gens qui restent, habite Elodie. À bientôt 30 ans, elle se laisse porter par la vie. Ce jour-là, son amoureux lui propose d’acheter un terrain dans le quartier.
À retrouver le 13 juin au cinéma Jean Racine à 18h

Aux Réformés
Lucas Palen (2024) France (16 min)
Fiction
C’est l’hiver à Marseille, Clem doit vendre un ventilateur sur Leboncoin avant d’aller manger chez sa mère. Ce sera vite fait.
À retrouver le 13 juin au cinéma Jean Racine à 18h

Genèse Urbaine (Urban Genesis)
Fu Le (2023) France/Vietnam (18 min)
Fiction expérimentale
Phuong est libérée de prison et revient dans sa province natale. Elle retrouve Khang, son amour d’enfance, mais ne reconnaît plus son village. Les anciens sont partis, les usines ont fermé, et Khnag doit s’en aller à Saigon où il a trouvé un nouveau travail. Ces cinq dernières années, toutes les briqueteries de la province du Dong tyap ont fermé, et Saigon s’est soudainement hérissée d’innombrables gratte-ciels. Genèse Urbaine interroge la place laissée à l’amour quand le temps passe plus vite que les nuages.
À retrouver le 13 juin au cinéma Jean Racine à 18h

et la mer est de cendre (and the sea is ashen)
Sébastien Berlendis (2024) France (11 min)
Fiction expérimentale
Dans une chambre, un homme se souvient de divers espaces français et italiens. Des paysages de mer et de montagne entremêlés, des morceaux de plage, une digue. Construit comme une boucle rêveuse, le film, tourné en super 8, fait coïncider, dans sa narration, différentes formes: il se situe entre le documentaire à la première personne, l’essai poétique, et la fiction expérimentale.
À retrouver le 13 juin au cinéma Jean Racine à 18h

The Callback
Kara Herold (2023) Etats-Unis (13 min)
Fiction / Animation
Maggie poursuit son rêve de décrocher un callback dans l’industrie du cinéma qui n’offre que des rôles limités aux femmes. Afin de décrocher un rôle, elle applique sa créativité à ses personnages, peu importe leur côté cliché: épouse modèle, petite-amie silencieuse, l’autre femme; et n’abandonne jamais son rêve d’y parvenir. Qu’elle crée une backstorypour une femme au foyer ou qu’elle apprenne le français pour une soccer mom, Maggie n’abandonne pas. Malheureusement, les directeurs de castings restent de marbre face à ses interprétations créatives de rôles sans profondeur. Maggie doit faire face à la réalité et aux limites imposées par l’industrie.
À retrouver le 14 juin au cinéma Jean Racine à 15h30

Où disperserons-nous les restes du vieux monde?
C. Von Gimenez (2021) France (15 min)
Documentaire expérimental
Voyage hypnotique au cœur d’un Paris mémoriel, à la fois déchiré et exalté. Les flammes de Notre Dame viennent lécher les slogans politiques et mordre la foule : l’espace d’un jour et d’une nuit, la folie médiévale et les révolutionnaires viennent envahir les rues de Paris.
À retrouver le 14 juin au cinéma Jean Racine à 15h30

seablindness
Tereza Smetanová (2025) Slovaquie (30 min)
Documentaire expérimental
Dans un monde où les ports de cargos géants fonctionnent en permanence, sous nos yeux, un ouvrier travaillant sur les bateaux abandonnés est touché par une étrange maladie. Il se demande – et si, même juste un instant, tout s’arrêtait?
À retrouver le 14 juin au cinéma Jean Racine à 15h30

an inimitable place called home
Jolene Mok (2023) Chine/Hong Kong (6 min)
Documentaire expérimental
Ce travail a été conçu pour refléter le retour tant attendu d’un vagabond perpétuel, juste avant un nouveau départ. Les multiples possibilités de naviguer dans Hong Kong sont véritablement extraordinaires. Le postulat de base du film est de montrer le paysage urbain unique de Hong Kong à travers la terre, la mer et les airs. Par exemple, divers moyens de transport en commun traversent la ville de manière récurrente et sont juxtaposés à des moineaux en liberté vivant dans leurs modestes quartiers. Je suis attiré par la poésie qui émane des scènes ordinaires et quotidiennes de Hong Kong. J’ai voulu magnifier cette singularité et cette beauté en utilisant le support analogique du film 16 mm en noir et blanc. J’ai moi-même traité la pellicule à la main. Les imperfections apparues lors du processus de manipulation, comme les traces de poussière et les rayures, sont des éléments importants qui, associés à un magnifique poème de Hong Fu, offrent au public une œuvre orchestrée.
À retrouver le 14 juin au cinéma Jean Racine à 15h30

Dobrodošli doma (Welcome Home)
Filip Jembrih (2025) Slovénie/Croatie (19 min)
Fiction
Après plusieurs années loin de sa famille, Vera retourne dans son village d’enfance avec son jeune fils pour les funérailles de son père. Dans la maison où elle a grandit, elle est confrontée à son frère, sa femme et sa mère, ceux qu’elle a laissé en essayant d’échapper la douleur de ses souvenirs. Dans l’ombre du deuil, le ressentiment et les secrets enfouis refont surface, faisant ressurgir la culpabilité et l’amertume qui ont fait éclater la famille autrefois. Vera essaye de calmer les esprits mais son retour réveille tout ce qu’elle avait essayé d’oublier. Entourée de ses souvenirs et des reproches silencieux de sa mère, Vera doit faire face à une question: peut-on vraiment échapper à ses racines.
À retrouver le 14 juin au cinéma Jean Racine à 15h30

Балконада (BALCONADA)
Iva Tokmakchieva (2025) Bulgarie/France (8 min)
Animation expérimentale
Une chaude journée d’été pousse plusieurs habitants d’un immeuble sur leurs balcons. Alors qu’un orage gronde soudainement, l’une d’eux est frappée par l’inspiration qui les encourage à vivre le moment présent.
À retrouver le 14 juin au cinéma Jean Racine à 15h30
